L’impact du conseil sur la création de la valeur ajoutée

Largement connu désormais, le terme de consulting semble présent dans toutes les bouches lors de rendez-vous business et sur le web. Mot anglais pour désigner « conseil aux entreprise », le consulting reste pourtant pour beaucoup de patrons, notamment de TPE, un monde obscur et supposé inaccessible. Remédions à cela en faisant le tour des questions : le consulting, de quoi s’agit-il ? Et qu’elle est son impact sur la création de la valeur ajoutée ?

Le conseil, c’est une intervention réalisée dans une entreprise par un expert extérieur à celle-ci : le consultant. Il est “expert” parce qu’il dispose d’une connaissance ou d’une compétence technique, et qu’il va mettre celle-ci au service de cette entreprise pour résoudre un problème précis et de créer de la valeur ajoutée, qu’on peut citer :

Les qualités et le code de bonne conduite du conseil

Une PME a des caractéristiques propres qui demandent de la part du consultant une approche particulière. A côté des compétences de base liées au métier, le consultant doit posséder des qualités spécifiques.

Expérience et créativité

Le consultant a développé au fil des ans son expérience au contact et en intervenant dans des PME aux métiers et aux problématiques multiples et variées. Cette expérience lui permet de rapidement placer dans leur contexte les informations, comprendre et analyser les faits et les explications qui lui sont fournis. Il pourra ainsi plus rapidement détecter les risques et cerner les leviers d’amélioration. Chaque PME est unique : la créativité du conseil est indispensable pour pouvoir proposer aux PME les solutions les plus adaptées tenant compte de leur spécificité.

Correction et efficacité vis-à-vis de la PME

Le consultant extérieur se doit d’être juste et efficace dans son travail. Une analyse détaillée de la problématique est un préalable indispensable car il faut au consultant externe non seulement proposer les bonnes solutions mais également veiller à ce que ces solutions soient réellement efficaces. De cette manière il ne faudra au consultant pas plus de temps que nécessaire afin de limiter le coût de son intervention. Le consultant extérieur doit mettre au second plan ses préférences et privilégier la PME et ses axes de progrès.

Privilégier la qualité et l’efficacité de ses interventions pour veiller à la satisfaction des PME

Lors des premiers contacts avec le dirigeant de l’entreprise, le consultant externe se doit de bien analyser la situation, comprendre les objectifs et attentes du dirigeant de l’entreprise afin de mettre un maximum d’atouts de son côté pour assurer la réussite de son intervention. Il n’est pas rare que le dirigeant de l’entreprise ait une perception des problèmes (et donc des solutions) qui soit éloignée de la réalité ou des vrais besoins de la PME. Il sera donc important pour le consultant de bien en comprendre les raisons pour pouvoir proposer et argumenter les solutions les plus adaptées et convaincre le dirigeant de l’entreprise de faire évoluer sa vision et ses idées. Si ce n’est pas le cas, le consultant risque de proposer des solutions mal perçues par le dirigeant de l’entreprise et donc en finalité ne pas obtenir sa satisfaction. Au contraire, le dirigeant de l’entreprise risque de rejeter sur le consultant extérieur la faute de la non-efficacité des solutions.

Inciter les dirigeants de l’entreprise à prendre plus d’initiatives et à gagner en assurance

Un consultant externe peut stimuler le dirigeant de l’entreprise à solutionner lui-même certaines problématiques. A terme cela permettra au dirigeant de l’entreprise à être plus autonome et à ne plus devoir systématiquement faire appel au consultant pour des problématiques similaires. A court terme, cela peut paraître financièrement moins intéressant pour le consultant externe. A moyen terme, cela s’avèrera plus fructueux car le dirigeant de l’entreprise fera davantage confiance au consultant qui n’abuse pas de la situation et de sa position.

Du conseil sur mesure et dans un langage adapté à la PME

Le dirigeant de l’entreprise d’une PME est très souvent au four et au moulin, obligé d’intervenir à tous les niveaux de son entreprise. Il est donc très important pour le consultant externe de gagner rapidement la confiance du dirigeant. Pour se faire, le consultant doit se montrer une fin communicatrice. Il lui faut parler un langage compris du dirigeant de l’entreprise, utiliser une méthodique adaptée à la PME, ses recommandations et conseils doivent être formulés d’une manière concrète, pratique et didactique. Enfin, il lui faut être réaliste et tenir compte des moyens et ressources disponibles pour la mise en place de ses préconisations.

Limitation des risques

Le consultant externe en partageant ses expériences et en débattant avec le dirigeant de l’entreprise va lui permettre de limiter les risques et d’éviter les pièges. Si les grandes entreprises disposent la plupart du temps des ressources nécessaires, les PME peuvent ne pas avoir en interne un responsable marketing, un responsable qualité, un contrôleur de gestion. Le consultant apporte une méthodologie et une expérience qui facilite la prise de décisions en tenant compte des risques et des opportunités.

Confidentialité et discrétion

Le consultant externe est tenu de ne pas communiquer vers l’extérieur les données et informations relatives à chaque PME. Il ne peut en faire un mauvais usage et vouloir en tirer un profit personnel. Avec accord préalable du dirigeant de l’entreprise et à certaines conditions, le consultant pourra éventuellement utiliser certaines informations comme référence.

Motivation et conscience professionnelle

Le consultant externe a de manière générale l’ambition de rechercher la plus grande satisfaction du dirigeant de l’entreprise. Ceci le pousse à offrir le meilleur de lui-même pour que le dirigeant de l’entreprise lui accorde sa confiance et continue à faire appel à ses services dans la durée.

Finalement, le rôle du consultant ne se limite pas justement d’initier, d’orienter et d’accélérer le changement dans l’entreprise… Mais qu’il doit accomplir cet objectif sans disposer lui-même du pouvoir de décision. La mission du consultant ne s’arrête donc pas à l’issue de la phase analytique pour laquelle il est engagé en premier lieu, mais comprend aussi tout un volet didactique, où l’objectif sera de faire passer des idées au client pour lui montrer que l’objectif initial a été atteint.

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